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Au moins 50 millions de quintaux attendus dans l’irrigué

1,5 milliard de DH pour financer les cultures de printemps

Le plan de sauvetage maintenu et bientôt déployé

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La campagne retrouve le sourire. Les pluies du week-end dernier et celles annoncées pour cette semaine redonnent de l’espoir. Pour les professionnels, le retour des précipitations pourrait sauver une part non négligeable des superficies céréalières dont l’état est jugé moyen. «Ces cultures correspondent à celles emblavées par des semences adaptées au climat semi-aride du pays», constate un ingénieur agronome de l’Inra (Institut national de recherche agronomique). Les données officielles font état d’une surface céréalière globale de l’ordre de 3,2 millions d’hectares semés, dont 60% sont totalement perdus.
Le vent d’optimisme viendrait, selon les régions, des cultures de printemps dont les semailles se font généralement à partir du mois de mars. Cultures fourragères, oléagineuses, maïs, légumineuses et maraîchages pourrait quelque peu redresser la situation. Surtout que le Crédit Agricole du Maroc a mis en place un plan de financement supplémentaire de 1,5 milliard de DH, ciblant justement les cultures de printemps. Tout porte à croire que la campagne céréalière ne sera pas perdue.
Bien qu’il soit encore prématuré d’avancer un chiffre, les plus optimistes tablent déjà sur un minimum de 50 millions de quintaux qui seront tirés pour l’essentiel des surfaces irriguées. Et les prévisions pluviométriques intéressent plusieurs régions, notamment les plaines situées sur le littoral atlantique et à l’intérieur du pays. Les services de la Météo nationale s’attendent également «à d’importantes chutes de neige sur les reliefs du Haut et Moyen Atlas, le Rif, ainsi que les plateaux de l’Oriental». Des réservoirs d’eau en perspective. Il faut espérer que ce retour des précipitations se poursuit sur la durée. «Car, l’impact ne sera que positif», relève une source du ministère de l’Agriculture. Cela profitera également à l’arboriculture fruitière (variétés tardives des agrumes, olivier, pommier, amandier, maraîchages de plein champ). Sans oublier, l’amélioration du couvert végétal des parcours.
Plus déterminant encore, la baisse de pression sur la nappe phréatique et les réserves des barrages. D’autant plus que tout l’espoir reste encore fondé sur l’agriculture irriguée. C’est cette composante qui sécurise, en effet, la valeur ajoutée agricole. Mais il n’est pas question de précipiter la dégradation des retenues des barrages. «Les consignes du gouvernement sont claires à cet effet: il s’agit de sauvegarder un volume suffisant pour le démarrage de la prochaine campagne». Un encadrement intensif de l’utilisation de l’eau sera déployé par des comités mixtes regroupant les représentants du ministère de l’Agriculture et du département en charge de la ressource hydrique. La priorité sera donnée à la production des semences sélectionnées et à l’irrigation de 93.000 ha de plantations réalisées dans le cadre de la reconversion des cultures vivrières en arboriculture fruitière. Pour ce qui est des semences, il s’agit de sécuriser 1 million de quintaux pour la prochaine campagne. Pour le moment, le disponible est estimé à 950.000 quintaux puisque le programme d’emblavement n’a été réalisé qu’à hauteur de 62%.
L’autre priorité tient à la sauvegarde de l’élevage, en particulier les troupeaux de bovins identifiés par l’opération de recensement. Celle-ci ayant porté sur 2,7 millions de têtes. Le plan du gouvernement cible un plafond de 5 têtes par éleveur à raison de 200 DH/tête (voir encadré). Quant aux ovins, ils ne seront probablement concernés que par la distribution de l’orge subventionnée. Il n’empêche que ces mesures auront dans l’immédiat pour effet de juguler la spéculation qui s’est emparée des marchés du bétail et des composants de son alimentation du cheptel. Mais dans l’absolu, les perspectives de l’actuelle saison pèsent sur la croissance économique. L’année 2016 intervient après celle de 2015 qui a enregistré une production céréalière record: 115 millions de quintaux. Une moisson qui a contribué à une croissance de 4,7%. Aujourd’hui, même le gouvernement compte revoir à la baisse sa prévision de 3% retenue par la loi de Finances 2016.

Tag(s) : #Economie

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