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COTISATION MINIMALE BOUSSAID RÉTABLIT LE MÉLI-MÉLO

L'IMPUTATION DES EXCÉDENTS ANTÉRIEURS À 2016 EST TOUJOURS POSSIBLE

LE GOUVERNEMENT VA RÉVISER LE CHIFFRE DE LA CROISSANCE APRÈS LA CAMPAGNE AGRICOLE

Mohamed Boussaid, ministre de l'Economie et des Finances, met fin à l'imbroglio sur la cotisation minimale. "L'imputation des excédents antérieurs à 2016 est toujours possible. Il y aura un erratum de la Direction générale des impôts", a indiqué Boussaid devant des hommes d'affaires et des clients de la Private Banking - Banque Populaire. L'article 144 de la loi de Finances, tel que rédigé, supprimait cette possibilité, avait révélé L'Economiste en exclusivité dans son édition du 4 février. Globalement, la qualité de certaines lois pose problème. Les nombreuses interprétations qu'elles suscitent sont sources d'augmentation des litiges. "Certaines dispositions sont ambiguës et donnent lieu à plusieurs interprétations", a reconnu Omar Faraj, directeur général des impôts au Club de L'Economiste. La refonte du code général des impôts devrait permettre de corriger ce problème. Animateur du premier cercle patrimonial de l'année de la banque privée du groupe BP, Mohamed Boussaid n'avait pas ramené que de bonnes nouvelles. Après les organismes de prévision, le gouvernement va à son tour réviser le chiffre de la croissance. Le déficit de pluie contrecarre l'hypothèse de 3% qui a servi de base à l'élaboration de la loi de Finances. "Nous attendons la fin de la campagne agricole pour réajuster le taux de croissance ", fait savoir le ministre des Finances. "Il sera inférieur à nos prévisions initiales, mais il ne sera pas négatif", veut rassurer Boussaid. Comme attendu, la hausse du PIB sera fortement décalée du niveau enregistré en 2015, soit 4,8% selon les derniers chiffres du ministère des Finances. Aux détracteurs et certains observateurs, Boussaid répond: "Nous ne devons pas céder à des lectures superficielles. Nos fondamentaux sont solides et sains. Notre cap est clair". Le cadre macroéconomique s'est beaucoup amélioré ces dernières années avec la baisse des déficits budgétaire et du compte courant. Ceci dit, au niveau microéconomique "certaines entreprises traversent des difficultés sans précédent et les projets créateurs de richesse se font rares", relève Mohamed Benchaaboun, président directeur général du groupe Banque Populaire. Aujourd'hui, l'industrie du tourisme, entre autres, souffre le plus de la conjoncture. "Il y a une injustice internationale vis à vis du tourisme. Mais le gouvernement n'a rien entrepris depuis quatre ans pour protéger le secteur", grogne Othmane Alami Chérif, président de la Fédération nationale du transport touristique. Le contexte géopolitique dans la région pèse sur les performances de l'industrie du tourisme par effet d'assimilation. Au mieux, les réalisations en 2016 seront identiques à l'année précédente, anticipent les professionnels.

Tag(s) : #Emploi

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