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IMMOBILIER: LES MÉNAGES HÉSITENT À S'ENGAGER
  • ILS DIFFÈRENT LEURS ACHATS PAR MANQUE DE VISIBILITÉ
  • LA BAISSE DES PRIX ET DES TAUX D'INTÉRÊT PAS FORCÉMENT DÉCISIVE
  • LA PROGRESSION DES CRÉDITS ACQUÉREURS RALENTIT À 5,4% À 179 MILLIARDS DE DH

Contraints de réviser leurs tarifs - parfois de forte baisse - pour liquider leurs stocks et rétablir pour certains leur situation financière, les promoteurs immobiliers ne trouvent pas forcément des acheteurs en face. Et pour cause, les ménages, non plus, ne sont pas totalement sereins. La progression de l'encours des crédits acquéreurs a de nouveau ralenti à 5,4% en 2015 à 179 milliards de DH. Le rythme a été divisé par deux en quatre ans. «Les ménages manquent de visibilité et ont par conséquent du mal à se projeter sur le long terme», confie un banquier. Pourtant, le besoin en logement est jugé significatif. Environ 100.000 ménages se forment chaque année. Tout ce monde a bien besoin de se loger. «Le comportement des ménages est plus psychologique qu'économique», estime un professionnel. Leur situation financière continue de s'améliorer selon l'enquête conjoncturelle du HCP (lire également article en page 15), mais, leur opinion sur l'achat de biens durables n'a pas évolué. Plus de la moitié des ménages considèrent que le moment n'est pas opportun pour ce type de dépenses. Le chômage élevé et les difficultés d'un certain nombre d'entreprises dans le contexte actuel constituent une source d'inquiétude. Les ménages préfèrent donc différer les grosses dépenses.
Par ailleurs, les fortes hausses des crédits immobiliers acquéreurs enregistrées jusqu'à 2011 (hausse moyenne à deux chiffres entre 2007 et 2011) ne pouvaient pas perdurer. «Aujourd'hui, nous sommes dans une phase de consolidation», analyse un banquier. Toutefois, l'encours a augmenté de 42 milliards de DH sur les quatre dernières années. La baisse des prix des biens s'accompagne d'une détente des taux d'intérêt. Ils se situent en moyenne en dessous de 6%, plus exactement 5,68% au troisième trimestre 2015. Cela dit, seuls les meilleurs profils pourront bénéficier des conditions actuelles du marché. L'augmentation des impayés a renforcé la vigilance des banques sur les crédits accordés aux ménages. Au-delà de la faiblesse de la demande, ceci pourrait aussi expliquer le ralentissement des prêts à l'habitat observé ces trois dernières années.
Si les prix des actifs neufs sont en baisse, la tendance globale est la même dans l'immobilier ancien. Comme dans le neuf, la situation diffère par ville. Les plus fortes baisses dans le résidentiel sont enregistrées à Casablanca. Mais, les prix des villas sont en hausse de 6% dans la métropole au troisième trimestre 2015 (sur un an) selon les chiffres de Bank Al-Maghrib. Les tarifs affichés à Marrakech sont en stagnation pour les appartements et les maisons. Par contre, ils sont en hausse de 11% pour les villas.

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